GNIS

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES

Accompagner la compétitivité de la filière

La filière française, premier exportateur mondial de semences agricoles, se démarque par son professionnalisme et l’excellence de ses productions. L’interprofession des semences et plants oeuvre pour une interprofession forte et innovante, qui répond aux attentes de la filière et des pouvoirs publics, tant en France qu’à l’international.

Depuis 2018, l’interprofession soutient trois projets favorisant le développement du réseau des agriculteurs multiplicateurs et la diffusion de l’innovation. Suite à un appel à projet triennal sur de nouveaux programmes triennaux, le Conseil d’administration s’est engagé à consacrer 800 000 euros à trois programmes de recherche. Ils sont pris en charge par l’interprofession à hauteur de 60 à 80 %. L’objectif de ce soutien est de renforcer le transfert d’innovation vers les agriculteurs multiplicateurs et d’assurer le maintien du réseau.

1 700 professionnels de la sélection et de la production de semences, issus de plus d’une centaine de pays, ont participé au congrès de l’International Seed Federation, à Nice en juin 2019. Une occasion pour la filière française de mettre en avant la qualité des sols, son modèle d’organisation, son savoir‑faire et sa réglementation ; et d’inciter les acteurs internationaux à sélectionner et à produire des semences en France.

Afin de faciliter les échanges entre la France et les pays importateurs, la réglementation sur les semences doit être harmonisée. Ainsi, l’interprofession travaille avec la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le comité ouest africain de l’AFSTA (African seed trade association). Cette même expertise peut être sollicitée pour mettre en oeuvre la protection des obtentions végétales dans des pays qui n’ont pas encore adopté ce système de propriété intellectuelle sur la création variétale. En effet, depuis les années 1960, la France a adopté le certificat d’obtention végétale, qui favorise la diversité et la création variétale, tout en protégeant les droits des créateurs de nouvelles variétés. La filière française, via l’interprofession, valorise ce modèle. Ainsi, en 2019, elle fut un partenaire technique pour le projet PPOV (Projet de renforcement de promotion du système des protections des obtentions végétales) que porte l’OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle).

En tant que membre de l’APSA (Asia & pacific seed association), le GNIS est intervenu lors de la 5e commission d’experts sur les mesures phytosanitaires organisée à Bangkok, autour d’acteurs privés et publics concernés par les dossiers phytosanitaires de la région Asie‑Pacifique, dont une dizaine de représentants des Organisations nationales de protection des végétaux (ONPV).

L‘interprofession des semences et plants accompagne différents pays dans l’accréditation ISTA (Association internationale d’essais de semences), qui facilite la circulation des graines dans le monde. Le GNIS soutient ainsi la Tunisie, mais aussi d’autres pays francophones dans ce domaine. Au Burkina‑Faso, il travaille avec les autorités sur l’accréditation du pays au système des semences de l’OCDE, comme il l’a fait au Sénégal.