GNIS

Betteraves et chicorée industrielle

Échanges et cohérence

Dans un contexte de marché incertain, la Section a mis en oeuvre des actions importantes
pour la cohésion de la filière, que cela soit l’organisation de la surveillance collective des zones de productions pour éviter les pollutions polliniques ou la mise en place d’une étude technico‑économique sur les coûts de production. La Section souhaite ainsi faciliter les échanges entre agriculteurs multiplicateurs et entreprises au moment des contractualisations et continuer à assurer la qualité des productions de semences que les autres pays nous reconnaissent.

Jean-Noël Dhennin,Président de la section Betteraves
et chicorée industrielle

© Gnis-Christophe Watremez
© Gnis-Alexandre Carré

Afin d’assurer la pureté variétale des semences, la pollinisation croisée entre les différentes betteraves (sucrières, fourragères et potagères) ne doit pas être possible. Certaines zones sensibles sont aujourd’hui plus fragilisées, notamment par la réduction d’utilisation de produits phytosanitaires. Les acteurs de terrain, agriculteurs multiplicateurs et techniciens d’établissement, ont pour usage d’épurer l’environnement, sans que cela soit, pour autant, comptabilisé dans leur travail. Or, la Section juge que le contrôle de l’environnement de production pourrait être réalisé et renforcé dans le cadre de l’interprofession. Ainsi a‑t‑elle conduit des études pour évaluer le coût de la surveillance actuelle et a décidé de financer un test en faisant réaliser ce travail dans le cadre d’emplois saisonniers, à l’issue duquel, des indicateurs de suivi permettront d’évaluer la pertinence de ce dispositif.

La Section souhaitait voir ses indicateurs économiques actualisés. D’autant que cette aspiration rejoint les objectifs de la loi Egalim. Avec la FNAMS, la Section a lancé une étude détaillée sur les coûts de production afin d’obtenir ces données et ainsi élaborer des indicateurs d’évolution de ces coûts. Cette étude s’appuie sur des enquêtes menées auprès d’une centaine d’agriculteurs. Les résultats devraient être connus début 2020. Ils seront diffusés largement aux agriculteurs multiplicateurs et établissements. Ainsi, leurs échanges pourront s’établir à partir de données identiques et communes, validées par l’interprofession.

En 2019, la Section a mené d’autres actions :

  • Propositions de modification du règlement technique annexe de la production, du contrôle et de la certification des semences de betteraves et de chicorée industrielle
  • Suivi de la création d’une zone protégée de production de semences de betteraves fourragères dans le Gers
  • Renforcement des moyens alloués au programme d’actions techniques pour améliorer la lutte contre le lixus de la betterave
  • Renforcement de la communication autour de la gestion des zones protégées de production de semences