GNIS

LES GRANDES MISSIONS DU GNIS

Faire connaître et comprendre la filière

Le GNIS communique en direction de tous les publics. Mais expliquer la réalité de la filière n’est pas évident, d’autant que la médiatisation croissante des enjeux des semences et plants donne lieu à des interprétations débattues, souvent discutables, et parfois inexactes.
Protéger la biodiversité, adopter des pratiques favorables à l’agroécologie, oeuvrer pour une agriculture respectueuse de l’environnement et être capable de faire face aux enjeux climatiques de l’avenir, sont les principaux objectifs de la filière, et sur lesquels elle communique.

Le Salon international de l’Agriculture est chaque année le lieu privilégié pour communiquer avec pédagogie auprès du grand public. Depuis 21 ans, le GNIS s’est associé aux autres acteurs des productions végétales, au sein de l’Odyssée végétale. En 2019, la formule du stand a été revue pour proposer le premier « escape game végétal » : le Landscape Game. Près de 60 000 personnes s’y sont défiées tout en découvrant de façon ludique les réalités des métiers de ces filières. Par ailleurs, le GNIS disposait d’un stand dédié aux sujets de la filière semence. De nombreux salariés du GNIS ainsi que des professionnels s’y sont impliqués pour parler de la diversité des variétés et des spécificités de la production de semences. Ils ont aussi distribué brochures explicatives et sachets de semences pour inviter les visiteurs à cultiver des plantes.

Le bruissement de la lavande

Une conférence de presse dédiée à la lavande était organisée en marge du plateau TV. Une vingtaine de journaux s’en sont fait l’écho. De plus, aux côtés des journalistes, des « influenceuses », très suivies sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, ont été invitées. Elles ont permis de s’adresser à un nouveau public. Par ailleurs, la thématique fut si séduisante qu’elle a donné lieu à un voyage de presse dans la Drôme pour y découvrir une filière à part entière, commençant par la production de plants.

Professionnels, politiques et personnalités de la société civile se sont donné rendez‑vous sur le plateau #VillageSemence, dont le thème était « Innovation et biodiversité : les gages de notre alimentation ». Avec près de 200 émissions sur le plateau TV et plus de 160 dans la social room dédiée aux réseaux sociaux, la page YouTube #VillageSemence ne manquait pas de dynamisme, d’autant plus qu’en amont de ces journées, des vidéos d’interviews de parlementaires, de ministres et d’élus locaux avaient été diffusées. À noter, les participations du Ministre de l’Agriculture et de deux Commissaires Européens.

Arrêt de la revue Semences et Progrès

L’assemblée générale de la SEDIS, dont le GNIS est actionnaire majoritaire, a décidé le 3 décembre 2019 de mettre fin à l’activité de la SEDIS pour des motifs économiques et de cesser la parution de la revue Semences et Progrès après 45 ans d’existence. Si ce média s’éteint, l’information est et restera une mission primordiale pour le GNIS.

Depuis quatre ans, le GNIS est partenaire d’#Agridemain, association constituée d’agriculteurs et d’acteurs de la production agricole, qui a pour but de communiquer positivement sur les métiers de l’agriculture, de donner à voir la réalité du secteur et de lutter contre l’agribashing. Très largement présents sur le web et les réseaux sociaux, ses membres vont également physiquement à la rencontre du public, que ce soit sur leur stand au Salon de l’Agriculture ou en ouvrant leurs exploitations au moment des moissons.

En 2019, l’interprofession s’est aussi associée à l’association Fermes d’Avenir pour sponsoriser la catégorie « semences » du concours Agriculteurs d’Avenir, dont l’objectif est de promouvoir et de valoriser les approches agricoles en accord avec les principes de l’agroécologie. Trois agriculteurs producteurs de semences ont ainsi été récompensés.

Faire face au semence‑bashing

Comme bien d’autres sujets en agriculture, les semences n’échappent pas à la mode de l’agribashing médiatique. Dans un souci de transparence et afin d’assumer sa responsabilité au sein de la filière, l’interprofession des semences et plants a donc choisi de répondre positivement à la sollicitation de Cash Investigation sur France 2. La diffusion de l’émission totalement à charge, et de son cortège d’informations tronquées, a donné lieu à une contre‑prise de parole sur le site internet. La foire aux questions (FAQ) en ligne a permis de rappeler quelques évidences : le GNIS ne gère pas le Catalogue officiel des variétés, le GNIS n’est pas le lobby des semenciers, les multinationales de la semence ne sont pas majoritaires ni dans la filière, ni dans l’interprofession (etc.). Cette FAQ qui explique donc de manière pédagogique la réalité du groupement et de la filière a été consultée plus de 5 000 fois en 2019. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, le GNIS adopte une ligne éditoriale similaire : expliquer et donner des éléments de compréhension. Communiquer positivement, de façon factuelle et bienveillante !

Un MOOC, une expérience innovante placée sous le signe de la diversité

Avec 10 000 inscrits issus de 89 pays, dont 11,4 % de participants ayant suivi les sept semaines de cours et d’évaluations, le premier MOOC sur les semences fut un succès ! Il témoigne également de la démarche d’ouverture de l’interprofession, comme nous l’explique Catherine Dagorn, directrice du GNIS.

Quel était l’objectif de ce MOOC ?

Catherine Dagorn : Offrir à tous un moyen de comprendre les semences, les enjeux du secteur et avoir une vue d’ensemble sur tous les sujets liés à cette petite graine, cela fait partie de notre mission d’interprofession et de nos objectifs du plan de filière. Le choix d’un MOOC, c’est‑à‑dire d’une formation gratuite et accessible en ligne, permet de toucher un large public. Nous avons cherché à couvrir l’ensemble de la vie d’une semence, d’une part, et d’autre part à avoir une diversité d’intervenants, que ce soit en production végétale selon les espèces ou selon les modes d’agriculture et de sélection (bio, conventionnelle, participative). Permettre à tous les courants d’être représentés était un objectif fondamental de ce projet.

Pourquoi aviez‑vous ce souci d’exhaustivité ?

CD : Les semences suscitent de nombreuses interrogations et des courants de pensée différents et parfois divergents. Pour que le MOOC soit représentatif, et pour aller au‑delà des idées reçues, nous voulions recueillir la parole et la réalité de terrain de tous les acteurs. Et de fait, tous ont fait l’effort de participer. Seul regret, le refus du réseau des Semences paysannes de s’exprimer au sein de ce MOOC.

Comment avez‑vous construit ce MOOC ?

CD : Nous avons réfléchi à ce projet avec l’Académie d’Agriculture qui avait déjà réalisé un MOOC sur la santé des plantes avec Agrocampus Ouest. Ceux‑ci ont été séduits par l’opportunité de montrer le lien qui existe entre le monde académique et le monde professionnel. Nous avons travaillé avec un comité éditorial d’experts, puis enregistré des vidéos avec des chercheurs de l’INRA, d’Agrocampus Ouest, d’AgroParisTech, des entreprises semencières, des entreprises de triage à façon, des agriculteurs multiplicateurs, des professionnels du GEVES et du SOC, etc. Au total, plus de soixante intervenants font le succès du MOOC.

Qui sont ces intervenants ?

CD : Maria Manzanares Dauleux, généticienne et directrice de recherche à l’INRA et enseignante à Agrocampus Ouest, et Lucien Laizé, agriculteur multiplicateur de semences potagères bio nous ont consacré beaucoup de temps, notamment pour faire les vidéos hebdomadaires d’introduction et de conclusion des cours. Ce binôme a animé le MOOC et créé de la convivialité. Par ailleurs, la participation des intervenants sur le forum a permis de dépasser des a priori et de désamorcer certaines critiques. François Desprez, président du GNIS, a notamment pris soin de répondre à toutes les questions posées. Le fait d’entendre la voix des professionnels a permis d’humaniser le débat.

Progression sur les réseaux sociaux en 2019​

+ 23 %

Facebook

+ 18 %

Twitter

+ 69 %

LinkedIn

+ 36 %

Instagram

118 800 vues

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