GNIS

Maïs et sorgho

Une filière constructive

Notre Section s’attache à apporter des solutions constructives à la filière, que ce soit via la construction d’un référentiel de certification pour la maîtrise de la présence fortuite d’OGM dans les semences, ou le lancement d’un appel à projets de recherche sur les ravageurs de début de cycle du maïs pour diversifier les solutions de lutte. La Section a aussi à coeur de faire connaître tous les bénéfices du maïs au travers d’une communication ciblée vers le grand public et les agriculteurs.

Pierre Pagès,Président de la section Maïs et sorgho

© Sébastien Champion
© Sébastien Champion

Même en l’absence de culture OGM en France, et malgré toutes les précautions prises par la profession semencière, l’importance des surfaces cultivées en OGM dans le monde rend une présence fortuite d’OGM dans les semences conventionnelles toujours possible, bien qu’à des taux extrêmement faibles.

Or, depuis plus de quinze ans, les producteurs de semences européens sont confrontés à une insécurité juridique grave, relative à l’éventuelle présence d’OGM dans les semences conventionnelles, dont un seuil n’a toujours pas été défini à ce jour par les autorités administratives et politiques européennes. En l’absence de seuil fixé par la réglementation autorisant la présence de traces accidentelles ou techniquement inévitables d’OGM, la présence fortuite d’OGM n’est pas acceptée.

Les entreprises de production de semences de maïs en France ont ainsi souhaité réfléchir à une démarche volontaire et commune pour maîtriser la présence fortuite d’OGM dans les semences de maïs conventionnelles. Elles ont, pour cela, fait appel au GNIS pour rédiger un référentiel définissant les exigences minimales devant être mises en place pour les entreprises semencières souhaitant maîtriser ces risques.

Les professionnels de la filière semences ont aussi voulu que l’application de ce référentiel fasse l’objet d’une certification par le service technique du GNIS. Dès lors, les entreprises ont la possibilité de se faire auditer par le GNIS/SOC, afin de mettre en évidence les mesures à instaurer pour répondre aux exigences définies dans le référentiel, et ainsi se donner les chances de maîtriser au mieux leur risque de présence fortuite d’OGM dans les semences.

Un nouvel appel à projet de recherche et développement qui cible les ravageurs de début de cycle de maïs a été lancé en septembre 2019. Il découle de l’accord interprofessionnel de 2017, qui mettait en place le fonds Diabrotica, consacré au renforcement des moyens de surveillance et de lutte contre Diabrotica virgifera virgifera et les autres organismes nuisibles du maïs. Contrairement au premier appel à projets mis en place en 2016 qui était centré uniquement sur la chrysomèle du maïs, ce nouvel appel à projets cible l’ensemble des ravageurs de début de cycle de la plante. La sélection des dossiers se fera sur l’expertise de scientifiques indépendants. Le financement pourra représenter jusqu’à 75 % du coût total du programme. Ce nouvel appel à projet s’inscrit pleinement dans le plan de filière semences et dans le contexte national de la révision du plan Ecophyto 2, par le soutien à des programmes de recherche contribuant par la connaissance à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires.

Dans la continuité de la campagne de communication grand public « Cet épi m’épate » menée en partenariat avec l’AGPM, la FNPSMS et l’UFS, les professionnels ont lancé la troisième édition du Prix Imagin’maïs. Ce concours s’adresse aux étudiants des écoles de cuisine ou de diététique mais également aux acteurs des arts culinaires sur le net et aux auteurs de blogs spécialisés ou de chaînes YouTube. Il récompense les créateurs de recettes imaginatives à base de maïs. L’objectif étant d’aller au‑delà de la boîte de conserve et de redécouvrir les possibilités culinaires qu’offrent le maïs et ses dérivés tels la polenta, la maïzena ou encore le pop‑corn. Les recettes proposées doivent répondre à l’une des trois dimensions suivantes : l’innovation gustative, nutritionnelle et pratique. En pérennisant ce prix, les professionnels souhaitent mettre en avant les nombreux atouts organoleptiques, gustatifs ou encore nutritionnels du maïs et de ses dérivés.

En 2019, la Section a mené d’autres actions :

  • Épidemio‑surveillance de la chrysomèle du maïs en France, en lien avec les chambres régionales d’agriculture
  • Financement des actions techniques sur les semences de maïs et sorgho
  • Rédaction et diffusion de notes de conjoncture et de circulaires statistiques sur la multiplication, la certification et le commerce extérieur des semences de maïs
  • Révision de l’annexe spécifique « maïs et sorgho » à la convention‑type cadre
  • Suivi de la production et du marché des semences de maïs AB (organisation d’un groupe de travail spécifique)