GNIS

Plantes potagères et florales

Poursuivre la voix de l’excellence et de la compétitivité

Pour développer la production, la Section définit chaque année un important programme
d’actions techniques qui vise à améliorer la qualité des semences et la compétitivité
de la filière. La Section a également la volonté de communiquer sur les métiers
et sur son savoir‑faire.

Jean-Pierre Alaux,Président de la section Plantes potagères
et florales

© Gnis

La web‑série Aventures potagères, sur les métiers des semences potagères, a fait, au printemps, les beaux jours de la toile. Ce programme consistait en 11 portraits de professionnels de la filière, de la sélection à la mise en marché en passant par la maintenance, la multiplication, la production au champ ou le contrôle de qualité en usine. Des passionnés se sont prêtés au jeu de raconter, en vidéo, leur vocation, leur quotidien, leur expertise et les spécificités de leur métier. Diffusés chaque mardi sur les réseaux sociaux, les épisodes ont été visionnés plus de 15 000 fois. Ils ont reçu un accueil très positif et ont été largement commentés et relayés. Ce succès incite au déploiement de cette campagne en direction des jeunes et des enseignants pour, qui sait, susciter des vocations…

La France a un véritable savoir‑faire en termes de production de semences potagères. Premier producteur européen et deuxième exportateur, les professionnels souhaitent conserver cette position de leader et conforter la compétitivité de la filière. Aussi, chaque année, un important programme d’actions techniques, qui vise à améliorer la production et la qualité des semences produites est mis en place : des essais permettent de maîtriser la production en termes de protection de la culture, des ravageurs, des adventices, pour assurer la qualité sanitaire des semences et l’absence de graines étrangères. Ces dernières années, ce programme d’actions a évolué avec un volet important tourné vers les méthodes alternatives en matière de désherbage et de lutte contre les ravageurs : outils mécaniques, robotiques, produits de biocontrôle, et protection biologique intégrée qui favorise les auxiliaires. Cette orientation s’est accentuée en 2019 avec une partie du programme consacrée à la maîtrise des productions de semences potagères biologiques dès l’implantation des cultures.

La carotte est l’une des espèces majeures en termes de multiplication de semences potagères fines en France. Et pourtant, cette production est confrontée depuis plusieurs années à une baisse de rendements et de qualité germinative. Face à ces difficultés, la Section s’est mobilisée et a lancé une grande étude pour identifier les causes des baisses rencontrées et trouver des solutions techniques pour y remédier. Ces travaux ont permis d’identifier la maîtrise de la pollinisation des cultures de porte‑graine comme facteur prépondérant dans l’élaboration du rendement, ainsi que l’impact des punaises sur la germination. À partir des résultats obtenus, des recommandations pratiques ont été régulièrement diffusées aux agriculteurs multiplicateurs et depuis, l’amélioration est notable et les résultats en termes de rendement et de qualité très encourageants. En 2019, les travaux de recherche se sont orientés vers des méthodes de lutte alternatives contre les ravageurs de la culture.

En 2019, la Section a mené d’autres actions :

  • Révision des règlements techniques de production des semences standards de légumes
  • Actions techniques sur la production de semences de maïs doux
  • Expérimentations de nouvelles méthodes de protection sanitaire des semences d’ail, de pois chiche et des plants de légumes
  • Fonds de soutien à la maintenance des variétés du domaine public
  • Représentativité de la distribution jardin et des associations de jardiniers au sein de la Section
  • Évolution de la convention‑type de multiplication des semences
  • 21e édition de La semaine du jardinage pour les écoles, sur le thème de la biodiversité au jardin
  • Brochure pédagogique avec l’Agence française pour la biodiversité sur les bonnes pratiques de jardinage
  • Rendez‑vous aux jardins, avec le ministère de la Culture, les Floralies internationales de Nantes, et les Assises nationales des villes et villages fleuris
  • Poursuite du financement de l’inscription des variétés anciennes
  • Signature d’une convention‑cadre avec Val’hor
  • Collaboration avec Interfel