GNIS

Plants de pomme de terre

Des travaux pour l’avenir

La section Plants de pomme de terre a toujours su être en phase voire anticiper les enjeux de l’agriculture et intègre maintenant les évolutions de la société avec le souci permanent d’assurer l’avenir de la filière. En cela, l’accord « plants de ferme » discuté et validé cette année pour la troisième fois, est exemplaire à la fois pour assurer un financement équitable de la recherche variétale mais aussi pour assurer la pérennité de la qualité sanitaire de notre territoire. Par ailleurs, la volonté affirmée de la Section d’accompagner le développement du marché du plant Bio est aussi significative de la prise en compte par notre filière des évolutions de l’agriculture et de la société.

Jean-Charles Quillet,Président de la section Plants de
pomme de terre

© Gnis

Le plant certifié a de multiples atouts : productivité, qualité sanitaire, disponibilité, rendement. La nouvelle campagne de communication de la Section s’attelle à le faire savoir aux agriculteurs qui cultivent la pomme de terre de consommation. Pensée pour être développée durant trois ans, elle est axée sur le web avec, notamment, la création d’une mascotte et le lancement du #plantcertifiéuneevidence via le compte Twitter du GNIS. Les agriculteurs présents sur la toile sont invités à reposter les publications, dont deux contenus mensuels créés spécifiquement, et en lien avec l’actualité de la filière. Cette visibilité permet de conforter le choix du plant certifié et valorise toute la filière française de production, du sélectionneur au collecteur en passant par le producteur.

Le bio prend son envol, et l’obligation d’utiliser du plant Bio pour la production de pomme de terre de consommation bio est actée pour 2020. Pour anticiper cette obligation et l’arrêt des dérogations à l’utilisation de plants Bio, le groupe de travail de la commission biologique de la section Plants de pomme de terre a analysé finement les données bio disponibles, afin d’arriver à évaluer avant récolte le potentiel de production par créneau de marché sur la base des hectares de plants Bio mis en production.

Ce travail en amont permet de mesurer les risques en non approvisionnement du marché en plants Bio. Dans cette même logique, une enquête d’évaluation du rendement en bio a été mise en place. En parallèle de ces outils internes à la Section, celle‑ci s’est rapprochée du CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre), dont la problématique est la consommation. Des échanges réguliers de données sont en place, pour analyser s’il y a adéquation entre l’offre et la demande en plants Bio.

En 2016, neuf organisations d’agriculteurs producteurs et utilisateurs, transformateurs, conditionneurs, distributeurs et sélectionneurs, étaient signataires de l’accord « plants de ferme ». Celui‑ci arrivant à échéance en 2020, l’année 2019 a été consacrée à élaborer son renouvellement. Son extension a fait l’objet d’une demande auprès des pouvoirs publics. Les modifications de l’accord concernent essentiellement le volet phytosanitaire avec l’introduction de la détection obligatoire des nématodes à galle et la possibilité de donner à tous les industriels de faire les déclarations et d’organiser les prélèvements de terre, et sur tubercules pour les agriculteurs.

En 2019, la Section a mené d’autres actions :

  • Participation à « L’exposition Patate » en partenariat avec la Cité Nature d’Arras (62)
  • Diffusion de 13 tutoriels vidéos destinés aux jardiniers amateurs sur la plantation de pomme de terre au jardin, en carré potager ou en pot
  • Présentation de l’avancée du programme de recherche sur la jambe noire à l’ensemble des partenaires de la filière
  • Élaboration d’indicateurs interprofessionnels technico‑économiques sur les coûts de production et les marchés
  • Élaboration du programme technique de la Section
  • Étude sur la façon de relancer le recyclage des big‑bags de plants de pomme de terre